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Quelle place pour les retraités dans la vaccination COVID ?

Publié le 7 mars 2021, par Richard TALBOT (Admin)

Comme les remplaçants, les retraités sont les oubliés de la vaccination COVID.

Pas dans les textes certes, mais dans la réalité des choses.

Alors qu’ils sont à l’évidence parfaits pour venir prêter main forte, du fait de leur disponibilité et de leur expérience, les choses sont très compliquées pour eux.

Pour les médecins qui sont en cumul emploi-retraite :

Ce sont les médecins de plus de 62 ans qui ont soldé leur retraite, mais qui continuent à travailler quand même, souvent à temps partiel.

Pour eux le problème n’est pas la rémunération : comme ils ont encore une activité libérale, la CPAM les connaît et les tarifs normaux s’appliquent.

Le problème qui se pose est pour les nombreux médecins qui prennent leur retraite avant d’avoir pu valider le nombre de trimestres nécessaire au taux plein, puisque nombreux sont ceux qui commencent à cotiser tard.

A 67 ans ils ont droit au taux plein, mais entre 62 et 67 ans ils ne peuvent pas dépasser un chiffre d’affaire annuel d’un PASS (Plafond Annuel de la Sécurité Sociale) soit environ 41000 €. Ce qui est très vite atteint, puisque ça ne représente que 136 consultations par mois. Au-delà, leur retraite est amputée du montant du dépassement, ce qui revient à travailler gratuitement.

S’ils font des vacations en centres de vaccinations, ils risquent de très rapidement dépasser leur plafond, ou de devoir choisir entre leur activité dans leur cabinet et leur activité de vaccination.

La FMF s’associe donc aux médecins en cumul emploi-retraite pour réclamer que les activités en rapport avec la vaccination Covid (vacations, VAC, INJ et déclarations VaccinationCovid) soient donc sorties du calcul du plafons d’activité libérale.

Et pour les médecins retraités sans activité professionnelle ?

Leur situation est la même que celle des remplaçants, puisqu’ils ne sont plus connus de leur CPAM. Et doivent donc contracter avec le centre de vaccination, qui doit les payer, et se faire ensuite rembourser par la CPAM (si c’est un centre référencé) ou l’ARS sur les fonds FIR (pour les centres non référencés). Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué !

Mais en plus ils ont le grand privilège de n’être payés que 50 € par heure de vacation, au lieu de 105 € pour les médecins installés ou remplaçants.

On peut se demander si le gouvernement, comme il le dit, fait vraiment le maximum pour favoriser la vaccination COVID.

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