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Les libéraux interdits de parole à la CCSS

Publié le 2 octobre 2019, par Jean-Paul HAMON

L’ordre de paroles n’a pas été modifié pour permettre aux médecins libéraux de s’exprimer lors de la Commission des Comptes de la Sécurité Sociale, dont les interventions ont donc été supprimées en raison de l’hommage de la Nation à Jacques Chirac.
Ils ont été invités à adresser leurs communications aux ministres concernés !!!
La FMF comptait évoquer 4 points concernant la gestion du grand âge, le virage numérique, la réforme des retraites, et la crise des urgences entre autres ...

Le grand âge

Le rapport Libois a tout d’un rapport à la gloire d’ORPEA et consorts ; 
pas une seule fois le mot libéral n’est prononcé alors que l’infirmier, le kinésithérapeute et le généraliste constituent une équipe de gériatrie mobile qui permet d’éviter les humiliations d’une fin de vie. On serait certainement loin des 9 milliards annoncés s’il était décidé de s’appuyer sur les professionnels de santé libéraux .

Le virage numérique 

J’évoquerai seulement les prises de rendez-vous en ligne et la position hégémonique d’une société qui bénéficie du soutien affiché du gouvernement sans qu’on prévienne le patient sur le risque d’utilisation de ses données et sans qu’il y ait le moindre frein au développement de télé-consultations sauvages (je parle de Qare et de Doctolib ) sans aucune coordination ni aucune demande du médecin-traitant.

La FMF a signé l’avenant télémedecine pour assurer la prise en charge du patient sur demande du médecin traitant et permettre une coordination avec les autres spécialistes. La FMF n’a pas signé l’avenant 6 pour désorganiser le parcours de soins ni dégrader la condition de prise en charge du patient .

La relance du DMP qui a déjà englouti plusieurs centaines de millions continuera dans la lignée des 15 années précédentes. On est bien parti pour en engloutir autant car on crée des DMP à grand renfort de publicité sur les bus et ailleurs sans qu’aucune mise à jour permettant l’indexation soit mise à disposition des médecins … une rémunération du volet de synthèse ainsi qu’une mise à disposition des mises à jour avec possibilité d’indexation éviteraient de continuer la gabegie financière.

La réforme des retraites inquiète au plus haut point les médecins et l’annonce du versement de nos cotisations à l’URSSAF, bien connue pour sa souplesse et sa réactivité laisse présager une captation pure et simple des réserves …
J’ajouterai qu’après la réforme de la CSG la réforme des retraites achève de supprimer les avantages conventionnels et menace fortement le contrat conventionnel .

La crise des urgences et la désertification médicale illustrent la dégradation de notre système de soins. Je renouvellerai donc ma proposition qui avait déclenché des sourires condescendants. En mettant la dette hospitalière dans la CADES on retarderait son remboursement de 2 ans (en 2026 ) et on pourrait enfin réformer vraiment le système de soins en supprimant la concurrence entre la ville et l’hôpital.

Un chiffre qui devrait intéresser les français et faire réfléchir nos décideurs : les frais de gestion des complémentaires viennent avec 7 milliards 5 de dépasser les frais de gestion de l’Assurance Maladie …

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