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Le désert commence à Châtellerault

Publié le 13 décembre 2012, par Jean-Paul HAMON

Selon Wikipedia, le mot désert désigne aujourd’hui une zone stérile ou peu propice à la vie, en raison du sol impropre, ou de la faiblesse des précipitations.

Mais sur le désert médical, wikipedia ne nous est d’aucun secours ?

Est ce un désert de gobi où il n’y aurait pas de médecin ?

Une banlieue où un médecin ne pourrait sortir de son cabinet que sous la protection du GIGN ?

Une zone montagneuse , de campagne ou de côte ultra découpée où le médecin serait à plus des fameuses 30 minutes de la promesse présidentielle .

Pour notre Ministre de la santé le désert commence visiblement à 11km de Chatellerault. Une zone où pourtant la moyenne des médecins est de 1/1250h soit exactement la moyenne nationale

Première surprise !

la FMF pensait naïvement sans doute qu’il y aurait une concertation préalable à l’annonce de ce qui est présenté comme la mesure phare de PLFSS.

Notre Ministre a choisi la concertation à l’envers

Deuxième surprise

La FMF s’étonne qu’une mesure présentée comme phare ne porte que sur une expérimentation de 200 praticiens répartis sur 2 années d’exercice qui plus est !

la FMF rappelle à notre Ministre que par ailleurs sur les 10 ans à venir 29 200 Médecins Généralistes libéraux partiront à la retraite avec seulement 9400 arrivées pour les remplacer .

Si 200 médecins sont présentés comme une mesure phare, ce phare continuera d’éclairer un désert grandissant.

Si elle avait été consultée, la FMF aurait dit à la ministre que quand on compte faire vivre des médecins dans des zones peu propices à la vie, on commence par améliorer les conditions d’exercice : 

  • Améliorer les conditions d’exercice c’est d’abord dans ces zones fragiles organiser la permanence des soins de façon que la vie du médecin ne devienne pas un enfer.
  • Améliorer les conditions d’exercice c’est lui permettre d’avoir un secrétariat digne de ce nom et des locaux lui permettant d’accueillir un interne en situation de responsabilité, s’assurer qu’il puisse bénéficier du haut débit lui permettant de communiquer et de coordonner les soins.
  • Améliorer les conditions d’exercice c’est faire cesser le harcèlement des caisses d’assurances maladie et soulager le médecin des charges administratives.

Si elle avait été consultée la FMF aurait souligné que dans ces zones stériles et peu propices à la vie en raison du sol impropre ou la faiblesse des précipitations, il faut savoir arroser et irriguer.
Et pourtant, la rémunération annoncée à grand renfort de publicité est bien en dessous du niveau du médecin tchèque selon les sources récentes de 2012 de l’OCDE. Voilà qui n’est pas de nature à rassurer les étudiants qui voudraient se lancer dans la médecine libérale .

Si elle avait été consultée la FMF aurait souligné la nécessité de prendre des mesures rapides et massives sous peine d’une vraie désertification.
et que l’urgence n’est pas au saupoudrage médiatique mais à la prise de mesures concrètes rapidement efficaces

La lutte contre la désertification passe par une revalorisation de la médecine libérale

  • Modification des études avec un an en situation de responsabilité
  • Incitation à effectuer ses stages en zone déficitaire en situation de responsabilité en doublant le salaire en payant les transport et en assurant un - logement pour les internes avec regroupement des cours selon le modèle Corse.
  • Logement également et transport pour les stages éloignés de la ville de faculté.
  • Organisation de la PDS france entière sur la base du volontariat régulée véhiculée avec une rémunération incitative ou double transfert ville hôpital sur le modèle de Basse Normandie. 
  • Forfait structure permettant un secrétariat (emploi d’avenir) et une informatique communicante sécurisant la prise en charge du patient .

Accessoirement maintien du service public dans les zones dites déficitaires,école, poste, transport.

Démographie des 10 ans à venir

88 400 partants, à 60 % MG soit 53 000 et à 55 % libéraux soit 29 200 MG libéraux
47 600 arrivants diplômés français, à 50 % MG soit 23 600 et à 40 % libéraux maxi soit 9 400
soit une perte d’environ 20 000 MG libéraux diplômés français

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