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Questions à Mr Revel, directeur général de la CNAM

Publié le 6 décembre 2016, par IDMAGINE

La « ROSP pédiatrie », telle que construite par la CNAM, est une ROSP du médecin traitant généraliste de l’enfant...

Nous sommes loin du niveau de la ROSP du médecin traitant de l’adulte (environ 5800 €).

Nous demandons que la caisse nous fournisse les estimations moyennes de ses calculs du résultat financier de cette « ROSP-médecin traitant de l’enfant » pour les médecins généralistes et pour les médecins spécialistes en pédiatrie, afin de revoir, en fonction de ces chiffres, le nombre de points attribués à la hausse.

C’est une des conditions préalables à une éventuelle signature de cet avenant.

La pédiatrie est une spécialité sinistrée qu’il faut soutenir, à moins d’en faire une spécialité uniquement hospitalière...
La ROSP-médecin traitant de l’adulte est un outil pour revaloriser la médecine générale : en serait-il différent pour la pédiatrie ?
Cette ROSP-médecin traitant de l’enfant ne servirait-elle qu’à revaloriser la médecine générale ?

Nous avons eu beaucoup de mal à « vendre » cette convention aux spécialistes...
La réunion technique a permis de travailler les indicateurs de cette ROSP pédiatrique.
La FMF considère que la ROSP-médecin traitant de l’enfant doit être correctement valorisée pour être attractive et obtenir l’adhésion des médecins, ainsi que pour revaloriser la spécialité de pédiatrie.

Cet avenant sur la ROSP-médecin traitant de l’enfant serait un réel signal pour leur montrer que vous n’oubliez pas les spécialités aux revenus les plus bas.

Je reviens sur des indicateurs de prévention basés sur quatre consultations complexes à des âges clefs ; indicateurs qui sont bien dans le champs des objectifs de Santé Publique, et dont vous ne voulez pas entendre parler alors que vos équipes nous signalent la difficulté de trouver des indicateurs mesurables...
Si la France est reconnue pour la qualité de son système de soins, la prévention reste le parent pauvre avec seulement 1,9% des dépenses de Santé contre une moyenne dans l’union européenne de 3% (cf Le Monde du 24 novembre 2016).
Il nous paraît donc important de développer dans cette ROSP des indicateurs de prévention comptabilisés et non pas uniquement déclaratifs.
L’argument de dire « on ne paye pas deux fois » ne tiens pas alors que vous développez, avec raison, l’équipement des cabinets en matériel d’EFR …

 Dans la convention ont été créées quelques consultations complexes prenant en compte une composante de prévention, pas complètement adaptée.
La FMF demande donc que soit créées dans cet avenant des consultations complexes de prévention pédiatrique comprenant :

  • C 3-4 ans : test du langage, dépistage des troubles sensoriels, dépistage de l’obésité
  • C 7-8 ans (fin de CP) : dépistage des troubles de l’apprentissage , dépistage de l’obésité, dépistage des troubles sensoriels, prévention bucco-dentaire
  • C 9-10 ans  : dépistage de l’obésité, de la puberté précoce, des problèmes scolaires , prévention bucco-dentaire
  • C 14-15 ans  : contraception, prévention des MST, dépistage et prévention des addictions , dépistage de pathologies psychiatriques ,dépistage de l’obésité.

Nous sommes, par ces consultations, bien dans le champs de la Santé Publique et donc bien dans le cadre de la ROSP.
C’est un avenant conventionnel, il n’y a donc pas de frein conventionnel à ces créations.
Ces consultations sont traçables et peuvent donc servir de marqueurs objectifs de la ROSP.

Ces consultations seront faites par le médecin traitant de l’enfant, qu’il soit généraliste ou spécialiste, probablement plus par les pédiatres pour les jeunes enfants et plus par les généralistes chez les plus âgés.

 De plus, un indicateur « coordination » manque comme dans toutes les ROSP.

La difficulté à mettre en place des ROSP pour les différentes spécialités montre les limites de cette rémunération, ROSP dont l’esprit est contraire à l’éthique de la FMF.

La question, pour la FMF, n’est pas seulement technique mais bien politique :

  • quelles mesures proposées pour revaloriser réellement les conditions d’exercice des pédiatres ?
  • quelle somme attribuée à cette valorisation ?


Dr Benoit Feger
Président FMF-US

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