Qui consulter en premier lorsqu’un problème de santé survient ?
Jusqu’ici, la réponse était simple : le médecin traitant, pivot du système de santé, garant d’une orientation pertinente et d’un parcours cohérent.
Mais aujourd’hui, ce repère se brouille.
Infirmiers référents, infirmiers en accès direct, Infirmiers de Pratique Avancée (IPA), kinésithérapeutes, sages-femmes référentes, pharmaciens, psychologues…
Les points d’entrée se multiplient, chacun revendiquant une place dans le premier recours.
Comment le patient va-t-il faire son choix ? Faute de repère clair, il ne choisira plus en fonction de la pertinence médicale, mais selon la disponibilité immédiate de chacun, avec le risque de nomadisme à la recherche du soignant adéquat, faute d’un bon diagnostic initial.
Le pivot s’efface. La girouette s’installe.
Or multiplier les portes d’entrée ne simplifie pas le parcours de soins. Cela fragmente les prises en charge, avec pour corollaires :
- consultations hors champ de compétence
- réorientations secondaires
- répétition des actes
- perte de temps médical
- augmentation des coûts
Il ne faut pas s’entêter à seulement améliorer l’accès aux soins qu’elles qu’en soient les conditions, il faut aussi assurer la qualité, la sécurité et la cohérence des parcours.
C’est pourquoi la FMF défend la place essentielle de chaque professionnel de santé, dans son cœur de compétence et dans un cadre coordonné.
Le diagnostic médical et les décisions thérapeutiques qui en découlent engagent une responsabilité globale qui doit être assumée par les médecins, dans un travail partenarial avec l’ensemble des acteurs.
A l’heure des avenants sur le travail collaboratif dans les Maisons de Santé Pluriprofessionnelles et les CPTS, la FMF rappelle qu’un système de santé efficace n’est pas un système où tout le monde fait tout. C’est un système où chacun fait ce qu’il sait le mieux, au bon moment, pour le bon patient.