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Les médecins libéraux n’ont pas de leçons à recevoir de la FHF

Publié le 25 mai 2013, par Jean-Michel MATHIEU

Communiqué de la Fédération des Médecins de France
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91% de la population est satisfaite des médecins généralistes, et même, en ile de France 93 à 94 % des franciliens  sont satisfait des médecins libéraux généralistes ou spécialistes qu’ils consultent (URPS ile de France)

81 % des patients sont satisfaits de l’hôpital

 89% des patients  pris en charge par leur généraliste en cas d’ urgences et actes non programmées sont satisfaits de la prise en charge contre 66 % dans les services d’urgences (Source DRRES)


Les médecins libéraux n’ont donc pas de leçons à recevoir de la FHF

 

Non, les libéraux ne sont pas la variable d’ajustement d’un l’hôpital public qui a les yeux plus gros que le ventre et devrait plutôt utiliser les moyens considérables dont il dispose au troisième recours.

Non, les médecins libéraux ne veulent pas être coachés par un hôpital public qui présente plus de vingt trois milliards de dettes, des déficits chroniques (487 millions en 2011) qu’il tente de résoudre en réduisant les  effectifs jusqu’à épuisement et en augmentant la charge des patients et des mutuelles par des frais d’hôtellerie croissants.

Non, les médecins libéraux ne peuvent travailler jour et nuit. La participation des médecins libéraux à la permanence des soins, service public, ne peut se faire que sur la base du volontariat alors même que la moyenne des médecins libéraux travaillent entre 56 et 72 heures par semaines, absorbent plus d’un million de consultations par jour dont 7% d’urgences.

Oui, la prise en charge aux urgences, comme à l’hôpital d’ailleurs, doit être régulée par les médecins de premier recours de proximité que sont les médecins généralistes et spécialistes libéraux les plus proches de la population. Les urgences doivent traiter les urgences médicales et non satisfaire les désirs de certains patients dont 59% viennent aux urgences pour avoir plus rapidement des examens non urgents. Oui 35% des patients se sont rendus aux urgences et 80% d’entre eux qui ne relevaient pas d’une urgence médicale et les ont encombrées.

Oui, les conditions de prise en charges financières des caisses, assurances et mutuelles doivent être les mêmes pour les patients, qu’ils consultent dans le privé ou le public. C’est le prix d’une égalité à l’accès aux soins. Actuellement pour chaque passage aux urgences hospitalières, le sécurité sociale verse 250 €-hors soins-à l’hôpital( fond MIGAC et ATU)

Oui, 71% de la population ne trouve pas utile la présence d’un hôpital à proximité et préfèrerait sans doute un médecin généraliste mais… seulement 9, 3% des nouveaux installés choisissent la médecine libérale de proximité alors 68,8% choisissent le salariat ( atlas de la démographie médicale 2012) . La suppression de la liberté d'installation en libéral ne résoudra pas le problème. Mieux vaudrait redonner à la médecine libérale qui s’épuise l'attractivité qu'elle a perdue faute de reconnaissance, de moyens et d'investissements.

                                        Non, les médecins libéraux ne sont pas le problème, ils sont la solution.


Contact:Dr Jean-Paul HAMON
Président de la FMF
Tél. 06 60 62 00 67
Siège social: 10 boulevard des frères Vigouroux 92140 Clamart
Site internet: http://www.fmfpro.org
 

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