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Faut vite les virer

Publié le 29 mars 2019, par (PN) Philippe De Chazournes

Décalqués avec gourmandise par Leroy, vous les avez tous ou presque, sous le nez ce matin, posés sur un fil, à la queue leu leu. Toutes et tous se tiennent par la barbichette, dans l’attente d’un coup de 12 judiciaire qui ne saurait tarder, du moins peut-on l’espérer, pour celles et ceux qui croient encore à la justice... Ce sont les têtes pensantes de l’ARS, l’Agence Régionale de Santé, tous hauts fonctionnaires sur-rémunérés, tous responsables et parfois complices de ce foutoir, de cette gabegie, de ce laisser faire, de ce coulage, de cette incompétence crasse, de ces détournements financiers organisés au préjudice de la Sécu, du contribuable en général, des malades en particulier, dialysés, personnes âgées, adultes et enfants handicapés. Un merdier révélé depuis juin 2017 dans le JIR et régulièrement dans l’édito du samedi.


Un merdier qui règne depuis des lustres au sein de l’Agence Régionale de Santé Océan Indien. Une agence du service public, un État dans l’Etat, ici sur le caillou, tête, jambes et bras armés du ministère de la Santé dans le département, d’Agnès Buzyn, ministre. Une agence dont le rôle essentiel est de contrôler les associations, les hôpitaux, les cliniques, les tauliers de ces établissements, les toubibs, les labos, tout ce qui de près ou de loin usine dans le sillage de la santé. Une agence dont le rôle est aussi de prévoir, de financer, d’autoriser la création d’associations, d’organiser, d’informer la population, de lutter contre les épidémies, la dengue, le chik, la lèpre, la vérole, la rougeole, la variole... Une agence, qui, faut- il le rappeler, a en charge la santé de plus de 850 000 Réunionnais et encore aujourd’hui de nos amis mahorais.

Voyez-les sur le fil, à gazouiller façon hirondelles, sauf que ceux-là ne feront jamais le printemps. Chantal de Singly, Madame la baronne, ex-DG de l’ARS Océan Indien, puis directrice de cabinet de l’éphémère Flessel, ministre des Sports avant de dégager pour une sombre affaire de pognon . Aujourd’hui, à Paris, la baronne vaque de nouveau, intrigue, fait des ronds de jambe... Bertrand Parent, la mèche, ex-directeur plus ou moins délégué à l’ARS, aujourd’hui professeur à l’école de Santé, spécialisé communication et crise, à Paris, continue à faire le beau, retourne de temps à autre sur le caillou histoire de prendre soin de sa bande aujourd’hui passablement désorganisée. François Maury, le duc, ex-directeur de l’ARS, jean-foutre notoire, aujourd’hui inspecteur à l’IGAS, va s’en aller inspecter le temps qui passe et ses potes. Etienne Billot, malin, roublard, franc comme un âne qui recule. C’est la tête, les jambes, la mémoire, le portefeuille surtout de l’ARS, le sien aussi. En poste depuis 23 ans en compagnie de son numéro masqué, son épouse, aujourd’hui recasée à la Sécu, le Billot est incontournable. Aujourd’hui numéro 2 de l’agence, ce qu’il a d’ailleurs toujours été dans l’ombre des DG, c’est en fait lui, Billot, le taulier de la boutique. Denis Lerat, son pote, grand manitou de l’informatique. Ce gros barbu, qui se la joue fort en gueule à impressionner les petits maigrichons, méritera sous peu que l’on s’attarde plus en détail à sa fonction, sa carrière, ses potes et états de service au sein de la boutique.

Sandra Desmettres enfin... C’est tout un poème. C’est aussi la seule majorette, de- puis la création de l’ENA, à s’être retrouvée propulsée DGA de l’ARS à 11 000 kilomètres de la métropole... La seule sans doute a s’être aspergée du museau au dessous des bras en lieu et place d’un Chanel n°5 d’une dose massive de produits pulvérisés par l’ARS, ceux qui flinguent abeilles, lézards, poissons rouges, caméléons... Après avoir donné sa démission - plus ou moins bidouillée d’ailleurs - de l’agence parce qu’on lui avait refusé une ou deux têtes, parce que son mari mouline toujours à la mairie de Saint-Denis, parce qu’elle est aussi socia- liste, les Parisiens de son réseau l’ont recasée, histoire de ne pas détruire un ménage, mais toujours sur-rémunérée, à Mayotte cette fois, où elle sévit à la Caisse des dépôts.

C’est une peste sans cœur, sous une tignasse blonde et filasse qui vient de se faire remarquer par les autorités civiles, judiciaires, militaires et de santé pour être venue au JIR, après m’avoir proposé une promenade au jardin de l’État. Depuis elle m’inonde régulièrement de mails , de textos aussi... "Après m’avoir rencontré la pomponnette a tout compris..." Ce qui l’a conduit à regretter ses vilaines actions passées et du coup, tout en me demandant de "témoigner", de pondre une bafouille de quelques pages au Préfet, puis de dégainer dans la foulée, une première dans le département et même ailleurs, l’article 40 dans les chausses du procureur de Saint-Denis dans le but de dénoncer un délit, en l’occurrence la taupe du JIR au sein de l’ARS, un toubib, selon la foldingue.

Sous le prétexte que je ne l’aurais jamais dérouillé, le toubib est depuis mis à l’index de la direction. Mais il y a mieux que l’article 40. La donzelle, dans le rôle de Mata Hari, cheveux filasses et fesses plates, m’aurait enregistré lors de sa visite dans mon bureau... C’est sur cette base que l’actuelle DG, Martine Ladoucette qui, après avoir reçu lundi dernier la foldingue, l’échappée de l’ENA, a remonté les bretelles du toubib... Ah les connes, les cons aussi vu que la pétroleuse de l’ENA a refilé l’enregistrement à ses potes manipulateurs, Parent, Billot, Lerat... Et pendant que ces messieurs dames complotent, les moustiques piquent, la dengue pourrit la vie des Réunionnais, la chambre régionale des comptes fusille l’ARS. Faut vite les virer Madame la Ministre...

Il en manque une me direz-vous. Leroy aurait-il oublié d’étendre sur le fil Martine Ladoucette, la petite nouvelle, directrice de l’ARS, en remplacement de Maury ? Au bénéfice du doute, la dame s’en tire bien cette fois-ci. Cela ne devrait pas durer parce que sa complicité avec Desmettre, Billot et sa clique la rendent complice des errements passés, présents et hélas à venir. Parce que sa compétence en matière de Santé semble dégouliner dès lors que les emmerdements s’en vont croiser ailleurs, au large des centres hospitaliers dont elle est issue.

Tout cela pour vous dire que ce que nous attendions tous, ici au JIR, est enfin arrivé. Juin 2017, bientôt deux ans, tandis que Leroy se décalque pour la première fois Marie Rose Won Fah Hin épouse Gras, directrice de l’Aurar, je commence à peine à noircir du papier sur cette boutique pour dialysés et le CV de la conseillère régionale. Décorée de la Légion d’honneur par Erika Bareigts, elle est estampillée au parti politique du comique Thierry Robert, ex-cocotte PCR, proche de Paul Vergès.

Depuis juin 2017 avec mes petits camarades Le Claire et Talpin, comme ils l’ont fait encore ce vendredi, quasiment tous les samedis pour ce qui me concerne, nous dénonçons l’Aurar, sa directrice, ses méthodes, leurs escroqueries à la Sécu, ses associés, son syndicaliste félon de la CFDT, le docteur Kichenin l’un de ses alibis médicaux, les SCI, les salaires mirobolants du quarteron, de quelques cadres aussi, une palanquée de foies jaunes, la trésorerie de la boutique, plus de 20 millions... Depuis juin 2017, nous révélons les tentatives passées et à venir de privatisation de l’Aurar, les magouilles politicardes, les alliances, les réseaux parisiens, le pognon que déverse l’Aurar dans la poche de certains, de certaines aussi...

Depuis plus d’un an, je dénonce la passivité des complices de l’ARS, les subventions accordées à l’Aurar, association à but non lucratif qui se roule dans les bénéfices comme un goret dans la gadoue - 834 000 euros de subventions en 2016, pas loin de 300 000 en 2017 - les petits arrangements entre amis, l’absence de contrôle de l’ARS, le rôle trouble joué par Billot, Parent, Maury… Le rôle tout aussi nébuleux de Madika à l’époque patron de la CGSS Réunion... Ces articles, ces éditos m’auront valu de la part d’un juge, Hugues Courtial, de dérouiller : 16 000 euros à refiler moite-moite 8 000 miss sangsue, 8 000 l’Aurar... Nous avons fait appel bien évidemment mais tout de même...

Depuis quelques mois pourtant les lignes se mettaient à frétiller. Les tuyaux de miss sangsue-Aurar et complices divers commençaient à fuiter, à se boucher. Parce que nos articles repris et relayés par la presse nationale, le Canard Enchaîné et la presse spécialisée médicale, Renaloo, Hospimédia faisaient s’interroger la ministre de la Santé et d’autres. Parce qu’ils avaient permis au fisc de commencer à taper la Marie-Rose de 7 millions et aux magistrats parisiens de la juridiction inter régionale spécialisée (JIRS) de Paris de se saisir du cas Aurar, itou de la DNEF. Parce qu’ils avaient enfin contraint, le mot n’est pas trop fort, Madika le patron de la CGSS locale, à porter plainte contre l’Aurar pour escroquerie à la Sécurité sociale. Il n’est pas inutile de rappeler qu’il aura fallu que Madika, grand pote de Marie-Rose, qui n’a jamais contrôlé l’Aurar, se fasse tordre le bras par Paris pour qu’il consente à porter le pet. Plainte qu’il a déposée au parquet de Saint-Denis, quelques heures seulement avant de s’envoler définitivement pour la métropole... 

Nous attendions donc la fin des enquêtes judiciaires, mais surtout le rapport définitif de la chambre régionale des comptes, faute d’avoir pu réussir à mettre la main sur le provisoire à l’exception toutefois de quelques extraits que j’avais pu lire et par ricochet vous en faire profiter il y a peu. Je ne m’attarderai pas sur les bonnes feuilles du rapport provisoire que nous avons pu enfin nous procurer. Le Claire et Talpin vous les ont distillées et commentées ce vendredi dans le JIR et Clicanoo. Le rapport, vous le savez maintenant, confirme tout ce que nous écrivons depuis des mois et pour lesquels nous avons été lourdement condamnés… Il va plus loin car plus précis dans les chiffres, salaires et autres bidouilleries de l’Aurar, de Marie-Rose. Il confirme aussi et en quelques lignes l’étonnante absence de contrôle de l’ARS, de la CGSS, ce que je n’ai cessé d’écrire depuis plus d’un an. Il n’en fallait pas plus, pour me rendre heureux. Ce qui vous explique l’entame de l’édito et les raisons de la présence cette semaine de la bande organisée de l’ARS au grand complet, décalquée par Leroy posée les pattes sur un fil, munie d’un cou de dindon ou de charognard, c’est selon...

Cela étant dit, vous devez, comme moi, être étonnés de la force d’intervention rapide de Marie-Rose Won Fah Hin, de ses réseaux qui lui ont permis d’amasser une petite fortune, de couler des décennies de jours heureux sans être inquiétée, sans attirer l’attention de l’ARS, de la CGSS, des services fiscaux, du judicaire aussi. Les pince-fesses de Marie Rose à 6 000 euros la soirée sur lesquels sont venus se vautrer les hauts fonctionnaires, ARS, CGSS, préfectorale, magistrats... n’expliquent pas tout. J’en suis d’autant plus étonné que ce réseau, lié sans doute au pognon, aux pots de vin qu’a su distribuer Marie- Rose, remonte là-bas, en haut, à Paris au sein même du ministère de la Santé mais ici aussi, à l’ARS, à la CGSS, et même il me semble au sein même de la chambre régionale des comptes l’explique,

Je vous prévenais il y a quinze jours "des risques de tripatouillage du rapport défi de la chambre régionale des comptes". Mon petit doigt me disait, en effet, qu’il y avait au sein de la CRC quelques magistrats, pas nombreux, exclusivement les tanches, les chèvres, certes sur-rémuné- rés mais feignasses de haut vol, qui s’opposaient aux magistrats enquêteurs dont il convient de féliciter ici, ça n’a pas toujours été le cas, le travail mémorable et courageux effectué sur Marie-Rose et l’ Aurar... Il y avait même, me dit-on, tout spécialement la procureure financière, Isabelle Legrand, attachée à la CRC qui se mêlait de ce qui pourtant ne la regarde pas, qui voulait virer celui-ci, modifier celle-là, protéger Madika de la Sécu, minimiser le rôle des autres margoulins, de celles et ceux de l’ARS tout particulièrement. Une fois que j’aurai identifié le très haut magistrat parisien qui venait passer ses vacances chez les Madika à La Réunion, je vous en dirai plus sur les liens entre les uns, les autres et surtout les explications de cette tentative de sabordage d’un rapport de la CRC...On comprendra dès lors les raisons pour lesquelles le détachement de cette madame procureure ne sera pas renouvelé au sein de la CRC. On attendait beaucoup de ce magistrat. À l’exception de quelques grosses conneries difficilement récupérables, on n’a rien vu venir.

Celles et ceux qui ont, en revanche, vu venir dès ce mercredi avec la publication dans le Canard Enchaîné, Hospimédia, Renaloo et le Journal de l’île, les bonnes feuilles du rapport provisoire ont compris qu’il ne valait mieux ne pas tenter de modifier honteusement le définitif. Cette opération de lessivage magistrale était d’autant plus scandaleuse que le rapport avait été validé dans sa forme définitive par Christian Colin, le précédent président de la CRC Réunion. Vous comprendrez dès lors les raisons pour lesquelles le définitif est si long à sortir de la CRC sans avoir eu à subir les modifications que beaucoup souhaitaient... Il nous faudra rapidement faire toute la lumière sur ces bidouilleries de haut niveau tant à Paris qu’à la Réunion. Des bidouilleries qui prouvent que Marie-Rose dispose encore au ministère de la Santé, à l’ARS, à la CGSS d’un réseau, d’une chaîne de soutiens, des potes, un copinage, des ramifications pour le moins inattendues, inquiétantes.

Parfois, en cherchant à faire la lumière sur les réseaux de Marie-Rose qui ont tenté la semaine dernière encore d’étouffer ce scandale, un niveau de corruption qui restera longtemps dans les archives du système de santé national et local, on en découvre d’autres. Parce qu’il est trop gros sans doute, celui-là, conseiller maître à la Cour des Comptes, un grand commis de l’État comme on dit, a échappé aux enquêteurs de la CRC. Pas vu, pas pris. Sauf qu’il suffit d’une feuille qui traîne, d’un brouillon de bafouille balancé dans une poubelle... pour qu’apparaisse Edouard Couty, ancien directeur général des Hôpitaux, grand manitou de la santé, ami des gouvernants. Cet Edouard-là est aujourd’hui médiateur national. C’est lui qui prend les patins des médecins qui se disent harcelés, opprimés par les directeurs d’hôpitaux... C’est cet Edouard-là, sorte de caution nationale du système Won Fah Hin, grand pote de la Marie-Rose qui l’a longtemps sponsorisé, qui a animé à La Réunion notamment colloques et congrès au cours desquels le nom de miss sangsue était adulé, applaudi, fêté, vénéré, où l’exemple de l’Aurar était monté en épingle... C’est de cet Edouard-là dont je vous causerai samedi prochain, parce qu’il y en a à dire, s’il plaît à Dieu bien évidemment...

Tout en m’excusant d’avoir monopolisé le crachoir avec l’ARS, l’Aurar, Billot et Won Fah Hin, j’aimerais vous quitter avec la promesse de m’occuper la semaine prochaine de Jean-Pierre Marchau, sorte de vert solitaire, jadis prof de philo dans le privé, à Levavasseur précisément... Et puis aussi de revenir avec quelques nouveautés sur les millions de subventions que l’ARS-OISS a balancés sur les potes de chez Tesis, Zoorit... Sur l’IAE bien évidemment vu que la déconne niveau prof, tendance Boyer-Picard, se poursuit à plein tube.

J’en profite pour vous glisser celle-là. Vous vous souvenez sans doute que les Picard, papa directeur à l’IAE, maman dans le sillage, avaient tous deux participé à une formation de Neuro- feedback à Paris financée par l’IAE. Qu’à la suite, le Picard papa s’était fait offrir à grands coups de milliers d’euros un fauteuil Neuro machin par l’IAE, histoire de se détendre et de chasser ses globules sucrés. Je me souviens que Maurice Cérisola, dont on verra un jour qu’à force d’avoir bouffé de ses poulets verts de gris, il lui poussera des ailes et une crête sous le menton, s’en était offusqué me traitant de bonimenteur... Ben voilà, Nadège Picard donne maintenant des cours. Elle se dit "Praticienne certifiée Neuroptimal" et officie au domicile conjugal... J’ignore en revanche si le fauteuil estampillée Neur machin, casqué par l’IAE, se trouve au domicile familial mais la carte de visite de Nadège Picard est officielle.

C’est peut-être un fauteuil comme celui-là, "qui permet", selon la notice, "à votre cerveau de mieux se réguler" qu’il faudrait à Eric Desse, directeur de la SPL Grand Sud, salaire 16 000 le mois et non 12 000... Si le fauteuil Neur machin régule le cerveau, il devrait par ricochet réguler aussi le fondement du Dirlo qui, par principe, s’en va au bureau faire caca et pipi porte ouverte, sans tirer la chasse histoire d’emmerder ses voisins et la femme de ménage... Une bonne action doublée d’un slogan qui devrait faire vite le buzz : l’IAE version Boyer Picard- Cérisola-De Lagrange vous apprendra à chier droit et dans le trou.

À la semaine prochaine

J Tillier jt@jir.fr


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