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Ce n’est pas un putsch de généralistes

Publié le 29 avril 2011, par

Après l’assemblée générale houleuse de la FMF à la
mi-avril qui a vu l’élection du Dr Jean-Paul Hamon à la tête du
syndicat, le nouveau président fait le point sur la situation pour Le
Généraliste. Il présente les propositions qu’il entend défendre lors des
négociations conventionnelles. Tandis que le président historique, le
Dr Régi, conteste son éviction.

Où en est la situation à la FMF depuis le « putsch » du 16 avril ?

On parle de putsch quand une poignée de généraux prennent le pouvoir
sans avoir de voix derrière eux... Nous, nous avons agi de façon
totalement démocratique. D’ailleurs, je n’étais a priori pas candidat ;
et je compte bien rester généraliste à plein-temps, grâce à un
fonctionnement collégial du syndicat. De plus, il ne s’agit en aucune
façon d’un putsch de généralistes contre les spécialistes, mais bien de
la révolte des adhérents de base qui en avaient assez de voir
fonctionner leur syndicat de façon paternaliste et totalement
anti-démocratique. La FMF a toujours été et reste donc un syndicat
polycatégoriel. Cette assemblée générale devait entériner nos statuts,
mettre au point le le mode de fonctionnement de la FMF sur le principe
un adhérent-une voix. Nous devions aussi nous mettre d’accord sur le
programme conventionnel. Cela fait un an qu’on tergiverse, on a perdu
les élections aux URPS, et Jean-Paul Régi ne voulait pas bouger.

Aujourd’hui, contrôlez-vous la FMF ?

Le Dr Régi menace de faire un référé. Mais à ce jour, il n’a fait
aucun recours et il continue de faire comme si de rien n’était. En ce
qui nous concerne, une lettre recommandée est partie vers le ministère
et vers le directeur de l’Uncam pour leur expliquer que la FMF a changé.
Même chose pour le personnel de la FMF que nous allons par ailleurs
rencontrer. Si le Dr Régi continue à utiliser le sigle de la FMF et à
signer des documents en tant que président du syndicat, nous menerons
des actions juridiques.

La situation reste pourtant confuse, Jean-Claude Régi affirme qu’il a levé la séance…

Non Jean-Claude Régi n’a pas levé la séance. Sous le coup de
l’émotion, il s’est levé, et est parti. A partir de ce moment,
l’huissier l’a accompagné à la sortie de la salle et a pris sa
déclaration. Nous sommes ensuite revenus dans la salle avec l’huissier,
qui a constaté que le Dr Régi n’avait pas clôturé la séance, et nous
avons continué l’assemblée générale.

 ?Quelle sera votre ligne lors des réunions conventionnelles ?

Défendre la médecine libérale ! Je pense que c’est elle qui rend le
plus service au patient et qui coûte le moins cher. Le système de santé
marche sur la tête. Mon objectif c’est de définir l’accès à l’hôpital et
que cet accès ne se fasse -sauf urgence bien sûr- qu’à travers un avis,
soit du médecin traitant, soit du spécialiste libéral. On voit très
bien que si on fait ça, on commence à mettre en place cette fongibilité
des enveloppes dont on parle depuis des lustres. A ce moment, les
professionnels de santé libéraux auront les moyens d’embaucher les
salariés qui jusqu’ici n’étaient employés que par l’hôpital.

Vous dénoncez également le harcèlement administratif des caisses…

On voit bien ce qui est en train de se passer avec les Capis. Ca va
être quoi ? Un forfait à la petite semaine, avec un contrôle et un
pinaillage incessant pour savoir si le patient a bien eu son hémoglobine
glyquée, son fonds d’ ?il… sans compter la surcharge de travail
administratif. Cela suffit. Nous demandons aussi la suppression de
l’ordonnancier bizone. Cette mesure générerait au moins 500 millions
d’euros d’économies, à partir du moment où toutes les ordonnances
hospitalières seraient automatiquement basculées, soit vers les
pathologies à 100%, soit vers les mutuelles. Ce qui aurait aussi le
mérite, et non des moindres, de supprimer un outil de harcèlement pour
les médecins généralistes. Et à propos des mutuelles nous voulons
absolument qu’elles contribuent à la revalorisation du métier. Si
l’Unocam veut participer aux négociations conventionnelles, il va
falloir qu’elle mette des sous sur la table.

Propos recueillis par François Petty et Jean Paillard

Voir http ://www.legeneraliste.fr/

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