La nomenclature médicale n’est pas qu’une liste de codes et de tarifs, c’est le miroir des valeurs de notre système de santé. Et aujourd’hui, ce miroir nous renvoie une image révoltante : celle d’une injustice sexiste institutionnalisée.
Le constat de l’absurde.
Regardons de plus près deux actes chirurgicaux techniquement similaires, réalisés sur des zones anatomiques équivalentes (organes génitaux externes) :
- Biopsie du pénis (JHHA001). Tarif : 39,17 €. Biopsie de la vulve (JMHA001). Tarif : 25,99 €. 34 % moins cher !
- Exérèse d’une lésion vulvaire ( JMFA002) Tarif 45,49 € tandis que l’exérèse d’une lésion du pénis (JHFA015) est facturée par la CCAM à 51,73 €, 13 % moins cher !
À geste égal, à temps médical égal, à complexité égale, la santé d’une femme « vaut » toujours moins que celle d’un homme. Pourquoi cette décote dès qu’il s’agit de l’anatomie féminine ?
Une santé à deux vitesses, une dignité à deux tarifs !
Cette différence n’est pas une simple erreur comptable, c’est du sexisme codifié. En sous-évaluant systématiquement les actes gynécologiques par rapport aux actes d’urologie masculine, l’Assurance Maladie envoie un message clair : la pathologie vulvaire est une « petite » médecine, un sous-domaine moins noble, moins complexe, moins rémunérable.
Pourtant, une biopsie de vulve est un geste délicat, souvent pratiqué dans un contexte de dépistage de lésions précancéreuses ou de pathologies inflammatoires chroniques invalidantes. Le matériel est le même, l’exigence de précision est la même, la responsabilité du médecin est la même. Mais la facture à la fin, lui, dépend du sexe du patient.
La FMFSPE ne peut rester silencieuse face à cette tarification discriminatoire.
Il ne s’agit pas seulement de revenus, il s’agit de considération.
Comment encourager les vocations en gynécologie quand la nomenclature sous-évalue les actes sur les muqueuses féminines ?
Comment prétendre à une égalité homme-femme dans notre société quand l’État lui-même appose un tarif inférieur sur le corps des femmes ?
La FMF SPE doit porter cette injustice devant l’UNCAM. Nous exigeons un alignement immédiat des tarifs de biopsie de vulve sur ceux de la verge. Il est temps de nettoyer la CCAM de ses biais patriarcaux et de rendre à la santé des femmes la valeur qu’elle mérite.
La médecine est universelle. Sa tarification doit cesser d’être discriminatoire.
Une santé à deux vitesses, une dignité à deux tarifs !
Cette différence n’est pas une simple erreur comptable, c’est du sexisme codifié. En sous-évaluant systématiquement les actes gynécologiques par rapport aux actes d’urologie masculine, l’Assurance Maladie envoie un message clair : la pathologie vulvaire est une « petite » médecine, un sous-domaine moins noble, moins complexe, moins rémunérable.
Pourtant, une biopsie de vulve est un geste délicat, souvent pratiqué dans un contexte de dépistage de lésions précancéreuses ou de pathologies inflammatoires chroniques invalidantes. Le matériel est le même, l’exigence de précision est la même, la responsabilité du médecin est la même. Mais la facture à la fin, lui, dépend du sexe du patient.
La FMFSPE ne peut rester silencieuse face à cette tarification discriminatoire.
Il ne s’agit pas seulement de revenus, il s’agit de considération.
Comment encourager les vocations en gynécologie quand la nomenclature sous-évalue les actes sur les muqueuses féminines ?
Comment prétendre à une égalité homme-femme dans notre société quand l’État lui-même appose un tarif inférieur sur le corps des femmes ?
La FMF SPE doit porter cette injustice devant l’UNCAM. Nous exigeons un alignement immédiat des tarifs de biopsie de vulve sur ceux de la verge. Il est temps de nettoyer la CCAM de ses biais patriarcaux et de rendre à la santé des femmes la valeur qu’elle mérite.