Après les nombreuses explications qui ont accompagné l’an dernier les manifestations des médecins hostiles à la loi Garot, et parfaitement relayées par les médias, on aurait pu croire que nos députés avaient compris : interdire les installations de médecins dans les villes de moyenne importance ne répondra pas à la demande de « 1 médecin dans chaque village ».
Mais ce n’est pas le cas, la Loi revient devant les sénateurs, qui vont essayer de l’adoucir en transformant l’interdiction en une autorisation sous condition : déserter son cabinet quelques jours par mois pour aller soigner loin de chez nous des patients inconnus.
Nos parlementaires doivent pourtant comprendre qu’en 2026, l’efficience de l’exercice médical passe au contraire par le travail en équipe et en regroupements de médecins pour un meilleur investissement. Mailler un territoire ne veut pas dire se disperser.
Au lieu de sanctionner les communes qui ont su attirer les médecins, la FMF propose plutôt de les prendre en exemple et d’étendre ces territoires. Agrandir les oasis est plus efficace qu’assêcher les oueds pour maintenir la vie dans les déserts.