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Les limites du ciblage informatique

Publié le 12 février 2013, par Marcel GARRIGOU-GRANDCHAMP

Madame lacaisse dans sa chasse louable aux gaspis se trompe souvent de cible, ignorant les dommages collatéraux et notamment qu’elle exerce une pression voire un harcèlement intolérable sur les médecins et parmi les plus exposés, les médecins traitants qui sont majoritairement les médecins de premier recours.

Madame lacaisse exploite ses données informatiques et ses fichiers sans se soucier des biais éventuels, ainsi quand elle décide de communiquer sur le P4P elle ne prend pas la peine de retirer du listing les médecins qui l’ont refusé !
Les machines de madame lacaisse n’ont que faire de ces Don Quichotte qui ont l’outrecuidance de refuser le pactole qui leur est promis et les PC fument à la recherche des doublons et de toute prescription apparaissant hors de la norme normative (excusez le pléonasme) qui est son crédo.

Dans le cas présent madame lacaisse avait pour objectif de «  sensibiliser  » les médecins aux arrêts de courte durée, évoquant au passage prosaïquement des «  erreurs de datation  » alors qu’elle pensait très fort à des antidatages répréhensibles pénalement ! J’ai montré récemment comment madame lacaisse s’affranchissait elle des dates :
http://www.fmfpro.org/defense-du-medecin/le-betisier-des-caisses/dialogue-entre-medecin-et-service-medical.html

Avec cet exemple madame lacaisse va se rendre compte que le ciblage informatique a ses limites et que l’absence de facturation concomitante de la rédaction d’un arrêt de travail ne veut pas forcément dire «  acte fictif  » ou «  acte de complaisance  »...
C’est vraiment une obsession chez elle à tel point que lors des contrôles d’activité
- Tout acte en tiers payant est jugé suspect (alors que dans le même temps elle reproche aux médecins les refus de CMU et les suppléments d’honoraires !)
- Tout acte non accompagné d’une prescription est jugé suspect (alors qu’il est demandé aux médecins la plus stricte économie !)

Madame lacaisse découvre ici qu’il y a des patients sous tutelle et d’autres soignés par des cabinets de groupe, le cauchemar du parcours de soins que son informatique n’a toujours pas solutionné en toute illégalité et depuis 2005 ce qui devrait lui commander une peu plus d’humilité.

A mes confrères, soyez indulgents avec vos CPAM locales, elles ne font qu’obéir aux directives nationales, et il leur faut coller aux objectifs, leur P4P, madame lacaisse orchestre TOUT !

PDF - 1.1 Mo
Courrier de la CPAM de l’Oise
Remarquez le détail « insupportable », le n° de contact téléphonique est le n° public à 4 chiffres : 3646 !
PDF - 1.3 Mo
Réponse du médecin traitant

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