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Les généralistes libéraux sont-ils présents pour les soins non programmés ?

Publié le 20 novembre 2020, par Jean-Louis Clouet

Essayons de déterminer comment s’organise la journée d’un médecin généraliste.

Un très grand nombre de médecins généralistes exercent aujourd’hui en cabinet médical, en maison de santé ou en exercice regroupé. Le secrétariat est confié soit à des secrétaires salariées du cabinet, soit aux nouvelles plates-formes téléphoniques ou par Internet pour une prise de rendez-vous délocalisée.

La quasi-totalité des médecins généralistes est donc disponible soit directement dans son cabinet par son secrétariat soit par téléphone via une plate-forme téléphonique.

Il faut revenir sur l’origine des secrétariats médicaux : dans le passé il s’agissait de l’épouse du médecin, ce temps a vécu et aujourd’hui il s’agit d’une profession reconnue avec une grille spécifique d’assistante médicale ou de secrétaire médicale reconnu par un diplôme du niveau d’un bac+2.

Les secrétaires médicales planifient les plages horaires de rendez-vous du cabinet en fonction des desiderata de chaque médecin et de leur mode de fonctionnement. Il ne faut pas oublier que ces assistantes, la plupart du temps, habitent dans les villages ou les villes où elles travaillent et qu’elles ont une connaissance parfaite de la patientèle du cabinet.

Les soins programmés (SP) concernent les rendez-vous pris par les patients à l’avance ; ils sont étalés au fil de la semaine à raison de deux ou trois par heure en conservant des plages pour les rendez-vous par exemple d’expertise pour certains d’entre nous, médecins agréés, coordonateurs, etc…. Les médecins sont très inégaux dans cet étalement des rendez vous selon l’habitude donnée aux patients de réserver longtemps à l’avance ou au contraire de travailler au jour le jour avec ou sans rendez vous.

Les soins non programmés(SNP) correspondent à des demandes reçues le jour même, dès le matin et au fil de la journée pour des pathologies qui viennent d’apparaître, et il est habitel de conserver des plages horaires ou de rajouter dans la journée des créneaux pour des patients qui viennent pour une demande soudaine : un enfant fébrile, un accident du travail, toute pathologie inquiétante de survenue brutale et qui demande une réponse adaptée et ponctuelle.

Les secrétaires connaissent les patients et savent très bien faire la différence entre les demandes abusives et la réalité d’une pathologie qui demande une prise en charge et une réponse immédiate.

Cette différence entre SNP et SP nous parait assez mal venue et le chiffre lui même du nombre de consultations quotidiennes par les médecins montre le niveau de leur engagement. Il ne faut pas perdre de vue qu’eux-mêmes sont totalement investis dans le soin à la population locale, font partie intégrante du lien social de proximité.

C’est faire un très mauvais procès qui ne résiste d’ailleurs à aucune étude ni aucune réalité que de laisser croire que des patients n’auraient pas de réponse à ces demandes de SNP. Si cela peut arriver dans des cas extrêmes ou très particuliers, une étude de la situation permet de trouver très rapidement une explication car même le meilleur et plus dévoué médecin n’a pas le don d’ubiquité.

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