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ASV n°1 : Poursuite de l’ASV : La FMF dit non

Publié le 28 juin 2011, par Jean-Paul HAMON Corinne LE SAUDER Olivier PETIT

La FMF, tout comme la CARMF ,depuis de longs mois prône la fermeture de l’ASV 

La FMF consciente de l’enjeu conventionnel et politique de l’ASV invite néanmoins les syndicats à prendre conscience du montant des cotisations supplémentaires demandé a leurs syndiqués sans aucune garantie de retraite en retour.

La FMF 
se demande quel jeune Médecin pourra accepter de travailler en libéral pour payer des charges aussi importantes de retraite auxquelles devront s’ajouter la RCP qui va exploser

La FMF défend les médecins de terrain qui n’en peuvent plus d’être spoliés et humiliés et demande à tous de regarder les graphiques joints et d’en tirer les conséquences. 


Concernant les graphiques ci-dessous :

  • - calculs faits pour les médecins en S1, sur 35 ans de cotisations.
  • - présentation en Euros constants pour pouvoir comparer dans le temps.
  • - pour les retraites servies bien voir que pour la fermeture on sert de moins en moins, mais qu’on ne cotise plus et qu’on met alors de l’argent de côté autrement ou qu’on le dépense à sa guise.
  • - rappel : le rendement instantané est le pourcentage des sommes totales cotisées que vous récupérez en un an de retraite (actuellement 32% pour les S1, c’est le jackpot, mais cessation de paiement dans les 2 ans...).
  • - LE PLUS IMPORTANT : la dépendance aux caisses n’apparaît pas sur les graphiques, avec les 2/3 des cotisations des S1 qu’elles doivent verser pendant des dizaines d’années pour que l’édifice des réformes 2011 ou IGAS ne se casse pas la figure, et nos allocations avec...



La FMF défend aux côtés de la CARMF depuis des années la fermeture du régime ASV avec paiement des droits acquis par les caisses, avec la garantie de l’Etat qui est responsable de la faillite prochaine du régime. Notre avis n’a pas changé.

Nos confrères des autres syndicats, majoritaires, souhaitent défendre la solution de maintien. Nous trouvons toujours qu’elle n’est pas équitable, pas solidaire, générant des rendements différents selon l’âge des cotisants, favorisant les plus anciens au détriment des plus jeunes. Nous trouvons que l’Avantage a disparu pour devenir une contrainte, notamment pour la signature d’une convention déséquilibrée. Et que cette charge financière à venir avec les incertitudes qui y sont liées en terme de participation des caisses est une retenue de plus pour l’installation des jeunes confrères, ce qui fragilisera par là-même la totalité des retraites de tous les médecins, retraités et futurs retraités.

 

Nous souhaitons une prise de conscience de l’ensemble des médecins, qu’ils se rendent compte que ce maintien est l’acceptation d’une spoliation, et que rien ne sera acquis. A l’issue de cette réforme la retraite totale des médecins aura perdu 15% de son pouvoir d’achat depuis 1999. Nous en serons à la valeur qui serait sécurisée pour les médecins si la fermeture avait eu lieu en 1999. Mais elle ne sera pas garantie, le prix à payer aura doublé (tant pour les caisses que pour les médecins) et sa valeur dépendra toujours du bon vouloir des caisses donc de l’Etat. 

 Car qu’est devenu le régime ASV ? C’était la réelle reconnaissance d’un effort, c’est devenu un boulet pour un hypothétique Euro différé par consultation aux honoraires bloqués pendant 35 ans (hypothétique car effectif seulement pour ceux qui survivent 20 ans à la prise de leur retraite, si les caisses paient encore à ce moment, et moins pour les autres, voire même rien pour ceux qui meurent avant d’avoir récupéré leurs cotisations, soit 8 à 10 ans après la fin d’activité). Les confrères méritent de choisir leur avenir. La FMF rappelle qu’ils l’ont déjà fait en 2002 lors du référendum organisé par la CARMF, votant pour la fermeture à 83,20% pour les cotisants et 50,06% pour les allocataires.

Olivier PETIT

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